Publié dans : Musique - Communauté : Rassemblement de gauche... - Par Contemplatif
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« Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais, dans une perspective « business », soyons réalistes (...) Pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible, c’est-à-dire de le divertir, de le détendre, pour le préparer entre deux messages.

Ce que nous vendons ... c’est du temps de cerveau humain disponible.»

Patrick Le Lay, ancien Pdg de TF1

Interdiction de penser, temps de cerveau disponible
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Si on n'en parle pas, ça ne risque pas d'arriver !



Vive la grève


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Ce qu'il dit aujourd'hui:




Ce qu'il disait hier



Informations récupérées sur le blog satirique de Nicolas Sakozy de Nagy-Bocsa



Publié dans : Ventilator - Communauté : VUES DE GAUCHE - Par Contemplatif
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Publié dans : Vive la République - Communauté : Libre pensée politique - Par Contemplatif
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Extrait du Monde Diplomatique du mois de septembre pour encourager les tenants de la liberté d'expression et d'information à soutenir et à acheter les journaux papiers, militants, qui seuls permettent que journalisme ne se résume pas définitivement à la vision du monde de Jean-Pierre Pernault.


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« Imaginez, lance l’universitaire américain Robert McChesney, que le gouvernement prenne un décret exigeant une réduction brutale de la place accordée aux affaires internationales dans la presse, qu’il impose la fermeture des bureaux de correspondants locaux, ou la réduction sévère de leurs effectifs et de leurs budgets. Imaginez que le chef de l’Etat donne l’ordre aux médias de concentrer leur attention sur les célébrités et les broutilles plutôt que d’enquêter sur les scandales associés au pouvoir exécutif. Dans une telle hypothèse, les professeurs de journalisme auraient déclenché des grèves de la faim, des universités entières auraient fermé à cause des protestations. Pourtant, quand ce sont des intérêts privés en position de quasi-monopole qui décident à peu près la même chose, on n’enregistre pas de réaction notable. »


McChesney prolonge son exercice d’écologie mentale en posant la question suivante : puisque la démocratie est sans cesse invoquée, quand avons-nous au juste collectivement décidé — à quelle occasion ? lors de quel scrutin majeur ? — qu’une poignée de très grandes entreprises, financées par de la vente de publicité et prioritairement soucieuses de dégager un profit maximum, seraient les principaux artisans de notre information ?

 

Lien vers l'article



TF1, temps de cerveau disponible


Aujourd'hui donc, plutôt que de faire le tour des blogs, filez donc acheter ou soutenez financièrement le Monde Diplomatique, le plan B, Siné HebdoCQFD, Fakir, le Canard Enchaîné, Politis, Backchich, la Décroissance, Casseurs de pub, et plus généralement tous les journaux, groupes, associations et médias alternatifs qui ne sont pas tenus en laisse par Dassault, Bouygues, Bolloré et consors.

Vous aurez alors plus oeuvré pour changer les choses qu'en passant 2 heures à pondre un billet poussif sur les énièmes frasques du nain à talonnettes sur un obscur blog lu par quelques aficionados acquis à la cause.

Faites passer le message !


Vous n'arrivez pas à trouver un kiosque qui distribue ces précieux journaux ?
Trouver la presse



- Communauté : Tel est le monde ! - Par Contemplatif
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L'expérience de Milgram est une expérience de psychologie réalisée entre 1960 et 1963 par le psychologue américain Stanley Milgram. Cette expérience cherchait à évaluer le degré d'obéissance d'un individu devant une autorité qu'il juge légitime et à analyser le processus de soumission à l'autorité; notamment quand elle induit des actions qui posent des problèmes de conscience au sujet.


L'objectif réel de l'expérience est de mesurer le niveau d'obéissance à un ordre même contraire à la morale de celui qui l'exécute. Des sujets acceptent de participer, sous l'autorité d'une personne supposée compétente, à une expérience d'apprentissage où il leur sera demandé d'appliquer des traitements cruels (décharges électriques) à des tiers sans autre raison que de « vérifier les capacités d'apprentissage ».



Voici un extrait du film "I... comme Icare", adaptation cinématographique de l'expérience de Milgram.







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par Isabelle Saint-Saëns - http://www.vacarme.org/article44.html


Avant propos

Le 17 octobre 61, la Fédération de France du FLN appelle les Algériens de la région parisienne à manifester pacifiquement contre le couvre-feu instauré le 5 octobre par le préfet de police, Maurice Papon. 30.000 manifestants face à 7000 policiers, 12.000 arrestations, 3 morts selon le bilan officiel, plus de 300 selon le FLN. Plusieurs dizaines selon les rapports demandés par le gouvernement à la fin des années 90 : les missions Mandelkern (98) et Géronimi (99), ayant eu accès aux documents officiels, n’ont pu que constater qu’un nombre très important en avait disparu.


Le gouvernement gaulliste mène une stratégie d’étouffement. C’est par le silence que Papon répond aux questions de Claude Bourdet à la séance du Conseil de Paris du 27 octobre 61. Roger Frey, ministre de l’intérieur et futur président du Conseil Constitutionnel, rejette une demande de commission d’enquête parlementaire, au motif que des informations judiciaires (toutes clôturées par des ordonnances de non-lieu) sont en cours. Les témoignages rassemblés par les éditions Maspero sont saisis chez le brocheur, avant le dépôt légal : ces livres n’existent tout simplement pas. Vérité-Liberté, Les Temps Modernes et Partisans sont saisis. Les projections d’Octobre à Paris de Jacques Panijel sont interdites ; un film réalisé par la Radio-Télévision Belge est déprogrammé, les pellicules disparaissent. La presse communiste (Libération et L’Humanité) fait état des violences policières, mais renonce à publier in extenso des témoignages, pour éviter la saisie. Le Monde et Le Figaro s’indignent des « violences à froid sur les manifestants arrêtés », mais « comprennent les brutalités policières à chaud ».

Quelques mois plus tard, le 8 février 62, neuf morts au métro Charonne lors d’une manifestation contre les attentats de l’OAS. Français ni musulmans ni d’Algérie, pour la plupart communistes et syndiqués, ils seront enterrés par près d’un demi-million de personnes. Sans doute auraient-ils été qualifiés d’« innocents » par ce Monsieur Barre qui eut Papon comme ministre du budget. Seul le représentant de la CFTC évoquera à l’enterrement les morts anonymes d’octobre.

Pendant deux décennies ce sont les témoins, directs ou indirects, qui insisteront : Pierre Vidal-Naquet en 72 (La torture dans la République), Georges Mattei, membre des réseaux de soutien au FLN, l’un des rares Français auxquels la Fédération de France du FLN avait demandé d’être présents sur le parcours de la manifestation, qui réalise (avec Jean-Louis Péninou) un dossier dans Libération (le 17 octobre 80 puis le 17 octobre 81). Au milieu des années 80, avec l’échec de l’intégration à la SOS-Racisme, les jeunes issus de l’immigration questionnent leurs parents : s’en fait l’écho le dialogue entre Mohamed Hocine, fondateur du Comité contre la double peine, et son père, filmé dans Douce France, la saga du mouvement beur. En 91, de jeunes militants (Anne Tristan, Agnès Denis, Mehdi Lallaoui et le collectif Au nom de la mémoire) écrivent un livre puis réalisent un film, Le silence du fleuve. La même année paraît le premier ouvrage historique, La bataille de Paris de Jean-Luc Einaudi : n’étant pas historien « professionnel » il lui faudra attendre 99 pour obtenir l’accès à certaines archives. Sur la décolonisation sous la IVe république, on attend les documents historiques d’envergure : combien d’universités françaises possèdent une chaire d’histoire de la colonisation et de la décolonisation ?

Les massacres d’octobre 61, comme ceux de l’ère coloniale récente (de Sétif et Madagascar à Ouvéa), sont des crimes qui ne sont pas nommés, pas plus que ne le sont leurs victimes, ceux que l’on désigne sous le sigle FMA (« Français Musulmans d’Algérie ») ou plus couramment comme crouilles, ratons, melons, bicots, parqués dans les bidonvilles ou dans des quartiers intra-muros quadrillés en permanence. Depuis le début de cette guerre sans nom maquillée en « pacification » et « opérations de maintien de l’ordre », les gouvernements successifs (de la SFIO de Mollet et Mitterrand aux gaullistes) entretiennent le racisme policier, militaire et civil. Ratonnades, tortures, noyades, fusillades, pendaisons : ce qui se passe en cette fin d’octobre 61 se produit en Algérie et en métropole depuis 54. « Le 17 est un moment, un moment seulement, dans un temps où nous étions toujours niés » disent les Algériens interrogés trente ans plus tard par Anne Tristan. En Algérie, c’est le quotidien. Un état de droit en France cohabite avec un état d’exception dans les colonies, qui s’applique aussi en métropole à ces « citoyens de l’Union » qui sont moins citoyens que les autres ; et ce consensus républicain a besoin pour fonctionner de désigner un objet de peur et de rejet : « Consentir, dit Jacques Rancière, c’est d’abord sentir ensemble ce qu’on ne peut pas sentir ».

Comme ceux qui, en ce moment, en s’appelant « sans papiers », mettent à mal l’identification entre clandestins et suspects, les Algériens de 61, en manifestant dans les rues de Paris, revendiquent une visibilité qui leur est interdite.

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OCTOBRE 61

Je me souviens des drapeaux algériens
Dans le maquis luttant contre l’occupant.
Je me souviens, à Alger, à Oran
Les résistants abattus comme des chiens.
Les hommes de l’ombre criaient indépendance.
Les femmes de l’ombre criaient indépendance.

Octobre 61
Octobre rouge, Octobre noir.

Je me souviens, il pleuvait sur Paris.
Des visages durcis marchaient pour l’Algérie.
Qui a vu les corps flotter dans la Seine ?
Nuit des longs couteaux, vive le FLN !
Ils ont lâché leurs chiens, charognes !
Martyrs algériens, Charonne !

 - Brigada Flores Magon -

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"Je serai un président comme Louis de Funès dans le Grand restaurant : servile avec les puissants, ignoble avec les faibles. J’adore."

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